« Le mot d’ordre : polyvalence ! »

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Quentin Roux, Urbaniste

Ma formation a commencé en 2002 par le BEPA Travaux Paysagers à la Lande du Breil, durant lequel j’ai découvert l’aspect paysager et environnemental du territoire et ainsi développé un attrait pour les problématiques de la nature en ville. Conscient que les enjeux urbains ne se limitent pas à la seule thématique environnementale, j’ai souhaité poursuivre mes études toujours à La Lande du Breil, par le Baccalauréat STAE (aujourd’hui appelé STAV) puis avec une Licence Géographie option aménagement du territoire à l’université. Par la suite, j’ai rejoint le Master 1 ECCE (Expertise Concertation et Communication en Environnement) à travers lequel je me suis spécialisé dans le domaine de la communication et des études socio-environnementales. Ces années d’études ont confirmé mon désir de spécialisation en urbanisme, et mon choix s’est finalement porté sur le Master 2 Projet d’Urbanisme Durable et Action Opérationnelle, qui m’a apporté les outils nécessaires à la conduite des projets d’urbanisme et d’aménagement durable à différentes échelles de territoires.

Je suis Chargé d’Etudes dans un bureau d’études privé, spécialisé dans le conseil en urbanisme auprès des collectivités locales. Je suis de nature curieuse, c’est pour cela que j’ai choisi le métier d’urbaniste. Cette profession pluridisciplinaire me permet de toucher du doigt un grand nombre de domaines car les projets urbains sont au centre de problématiques économiques, sociales, environnementales, juridiques, architecturales. Cette complexité oblige les urbanistes à travailler en groupe pluridisciplinaire, permettant alors d’apporter un regard pertinent sur les questions urbaines, par l’empilement des visions de chaque profession. Aujourd’hui, l’avenir des villes n’est plus le monopole de quelques individus (Architectes ou ingénieurs) mais bien un travail à entreprendre avec les différents corps de métiers ayant un lien avec la construction territoriale.

Pour accéder à ce poste et ce niveau de responsabilité, il est indispensable de valider un Master 2 (Bac + 5). Il y a les parcours historiques d’architecture et d’ingénierie, mais depuis quelques années, avec l’émergence du développement durable, la profession s’est ouverte à bon nombre de formations : géographie, droit, sociologie, écologie… Par ailleurs, avoir commencé avec une formation en Aménagement Paysager et un Bac Technologique STAV, aura également constitué pour moi un bon point de départ et une ouverture vers le monde de la nature, de l’environnement et de la valorisation des espaces.

Pour le moment, j’assiste le chef de projet dans les études urbaines, c’est-à-dire que je m’occupe des parties techniques comme le diagnostic territorial, la cartographie, la programmation ou l’élaboration de scénarios d’aménagements susceptibles d’être réalisés par les commanditaires. Pour exercer ce métier, il faut indéniablement des aptitudes relationnelles pour le travail d’équipe, de bonnes capacités rédactionnelles et oratoires, ainsi que des compétences et des outils techniques permettant une bonne analyse de territoires. En résumé, pour ce métier, le mot d’ordre est la polyvalence !

J’arrive au bureau vers 9 heures. Nous travaillons en permanence sur 2-3 projets en même temps donc il est très important d’organiser son temps de travail pour avancer en priorité les études ayant les rendus ou les réunions les plus proches. Il est également important de prendre en compte le temps consacré aux études de terrains et aux réunions, soit en moyenne une journée par semaine.

Pour le moment, j’ai comme objectif d’accumuler quelques années d’expérience en bureau d’études puis de passer Chef de Projet urbain. La finalité serait ensuite de monter ma structure pour proposer ma propre vision de l’urbanisme.

Généralement quand je parle de mon parcours d’étude, les gens son agréablement surpris de la cohérence de bout en bout, du BEPA Travaux Paysagers au Master Urbanisme. C’est souvent cette caractéristique qui plait aux employeurs et recruteurs lors des entretiens. Grâce au BEP et au CAP, j’ai acquis de solides connaissances dans les domaines du paysage et de l’aménagement, à la fois théoriques et professionnelles, par l’intermédiaire notamment des stages réalisés dans différentes structures (jardin du Luxembourg, service espaces verts de la Ville de Rennes, entreprise privée de paysage). J’ai pu gravir les échelons, étape par étape, pour accéder à la profession d’urbaniste. On peut dire en quelque sorte que le Lycée de La Lande du Breil fut un véritable tremplin puisque je ressens encore aujourd’hui le bénéfice des formations que j’y ai suivies.